Doblon de Roman à Lamparillo, n°63 de Miura, à Séville le 26 avril 2026. ©JYB
Dernier retour à Séville, pour cette Miurada qui n’a pas fait l’objet de beaucoup de commentaires dans les médias taurins, mais qui s’est révélée très intéressante.
Les toros, bien dans le style de la maison, longs et lourds, avec leur lot de difficultés et d’agressivité comme ont pu s’en rendre compte Escribano et Moral, avaient apparemment bien supporté le séjour à La Venta de Antequera.

Escribano accueille son premier à puerta gayola et, après qu’il ait sauté au callejon, le reprend en largas aux barrières. avant une très belle série de véroniques.

Il enchaîne, conformément à ses habitudes sur les banderilles Avec une 3 ème paire au quiebro supérieure, et entame sa faena en passes par le haut rematées en trinchera, devant un toro très armé mais noble dans l’ensemble, bien qu’il se retourne très vite et regarde l’homme (ce qui sera une des caractéristiques du lot du jour).


La suite de la faena sera bonne mais sans susciter l’enthousiasme et ne déclenchera qu’une petite pétition de fans pour un salut après une estocade trasera et tombée.

Pepe Moral va lui aussi accueillir son Miura à puerta gayola, mais à la pique celui-ci chute en sortie du cheval même après le picotazo en second et est changé pour faiblesse. Comme il ne veut pas suivre les cabestros et rentrer au toril, le travail de Juan Pedro Garcia reçoit une ovation générale de la plaza qui aurait mérité un salut !

Sort alors Gallero, accueilli aussi à puerta gayola, par une larga ratée mais suivie d’une très belle série de véroniques. A la faena, le toro s’avèrera impossible à gauche et Moral peu confiant qui abrège après quelques passes de châtiment, pour une estocade tombée.


Sort alors Lamparillo, le meilleur toro de l’envoi, que Roman accueille classiquement en véroniques avant de le faire piquer légèrement, même si le toro pousse à la première pique, et dont il va exploiter la noblesse encastée.

A droite et à gauche le toro charge avec agressivité permettant à Roman de grandes séries des deux mains, accompagnées par la musique.


Manuel Escribano repart à puerta gayola pour accueillir le 4 ème toro, mais, dans la série de véroniques qui suit, il est désarmé et court quelques risques face à un adversaire agressif .

Il posera à nouveau les banderilles, plutôt bien, sans scories, même s’il reprend le quiebro une deuxième fois.


A la faena, commencée en pendules serrés, la musique ne se déclenchera que sur une belle série de naturelles, le public ayant réclamé « sitio » pendant les derechazos.

Une belle estocade en place, pulmonaire et d’effet rapide vaudra à Escribano une oreille.
Pepe Moral, certes mal servi, n’est pas dans un bon jour : il essaie de faire donner une 3 ème pique (qui ne s’imposait pas ) à son toro mais la présidence sonne le changement de tercio, puis malgré quelques gestes ne semble pas entrer dans sa faena d’autant que le toro, compliqué, serre à gauche dès la deuxième passe.


Roman ne fait pas piquer son deuxième toro, qui a pourtant provoqué un batacazo à la première rencontre. Après un brindis à Jose Maria Garzon, il mène une faena techniquement bien faite mais qui ne transmet pas, conclue par une bonne estocade contraire.

POUR EN SAVOIR PLUS :
La resena de Georges Marcillac sur toreoyarte.com :
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