Lorsqu’on visite Zahariche, l’élevage de Miura, on vient pour voir les toros qui sortiront en piste dans les grandes arènes de la temporada : Séville, Pampelune, Bilbao (?) et cette année Vic. En fait on ne les voit que de loin et avec interdiction de diffuser les photos car -officiellement-, les empresas interdisent de présenter sur les réseaux sociaux les photos des toros qu’elles ont réservés…

Pourtant, lorsque ces toros sont dans les corrales, comme à la Venta de Antequera pour Séville, plus aucune interdiction: est-ce que la com a déjà été faite ?

En fait, la visite de Miura apporte d’autres satisfactions en premier lieu l’étonnement, quand on compare les toros à ceux d’autres ganaderias. Certes les jeunes veaux encore sous la mère ne donnent pas cette impression.

Mais on sait que le toro de Miura est long et lourd, dépassant souvent les 600 kilos. Et cette perspective est visible dès la première année où les anojos sont visiblement plus forts que ce que l’on peut voir ailleurs. Les cornes aussi pointent avec l’agressivité que l’on retrouvera plus tard.

Cela se retrouve chez les erales, jeunes toro de 2 ans, certes avec la perspective de l’étalement des naissances entre le début et la fin de saison. Plus forts, plus charpentés et avec des cornes plus larges et visiblement plus dangereuses.

On notera au passage la variété des robes même si le gris semble dominer ces dernières années. Ce qui frappe également c’est l’agressivité des erales qui se battent ou -puisque nous sommes au printemps- manifestent quelques ardeurs sexuelles.

Comme le fait remarquer Antonio Purroy dans son livre « Comportement du toro de combat », cela ne laisse en rien présager de leur comportement dans l’arène.

D’ailleurs, les utreros, (toros de 3 ans), plus calmes en apparence, montrent leur force au premier regard.

Cela explique les inquiétudes du ganadero à les envoyer à l’avance dans les corrales de la Real venta de Antequera de Séville: il avait peur qu’ils ne se nourrissent pas ou ne boivent pas assez (un toro absorbe 40 litres d’eau par jour), ce qui aurait entraîné leur faiblesse à la sortie en piste; ou pire qu’ils se battent et se blessent ce qui aurait constitué une perte sèche. Heureusement, il n’en a rien été et le lot de Miura de Séville est bien sorti, notamment le 3 ème, Lamparillo, devant lequel Roman a brillé.

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