Il y a juste 30 ans que Tico Morales a racheté la ganaderia Pablo Romero pour en faire Partido de Resina. L’état des toros était en baisse, voire effondré et il a fallu plus de 20 ans pour leur rendre la solidité de leurs pattes et revenir sur le marché.

Pour survivre, le ganadero s’est essentiellement appuyé sur la rue, avec de plus en plus de succès : il annonce fièrement que s’il avait vendu la corrida prévue à Madrid le 13 mai à la rue, il en aurait tiré beaucoup plus d’euros par toro.
Ses règles : pas de protection pour ses toros à la rue et pas de Bolas (torches enflammées à la pointe des cornes pour les jeux populaires de nuit) car ses toros ne doivent sortir que de jour.
Mais Madrid a bien payé puisque la corrida a été acquise pour un bon prix ! Et puis, il faut passer par les grandes férias pour continuer à vendre son bétail, même à la rue ! Inversement il a fait une faveur ( ?) à Vic en vendant le toro de la corrida concours à un prix plus abordable. Encore faut-il que les toros sortent bien ce qui n’a pas été le cas à Madrid : il faudra reconquérir une deuxième chance ..

En outre, il vend une vingtaine de têtes au Portugal chaque année.
La ganaderia s’étend sur 400 ha où vivent 460 têtes de bétail dont 160 vaches. Il possède 2 autres fincas. Les herbages sont semés en céréales en plus de l’herbe ce qui limite la consommation de pienso et garantit un élevage entièrement bio.

Les toros courent dès l’âge de 3 ans, ce qui est beaucoup plus tôt que dans d’autres ganaderias, (peut-être en souvenir de l’époque où il a fallu remonter le cheptel ?), 2 fois par semaine sur environ 2 km ou 2 à 3 tours de leur enclos.

La règle théorique veut que si un toro tire la langue à la fin de la course, il ne parte pas aux arènes.
Il reste à attendre la suite des sorties de ces toros, avec l’espoir que la remontada manifestée en 2025 se perpétue pendant encore quelques années.
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