Victor Hernandez trainé par l’épaulière de sa chaquetilla, à la pointe de la corne de Versado n°51 de Santiago Domecq, à Madrid, le 4 juin 2026. ©JYB
Ce fut encore une tarde d’émotion mais avec un fond de decepcion : tant les toros que les diestros ne furent pas toujours à la hauteur de ce qu’on attendait d’eux, même si l’excuse du vent gênant a pu jouer.
Côté toros, seuls 4 Jandilla étaient au cartel complété par 2 Santiago Domecq. Chez Jandilla, seul le 4 est sorti du lot et chez Santi Domecq, le 5 était intéressant et le dernier, une véritable alimana comme on aurait dit en d’autres temps.

A son premier, qui accuse un peu de faiblesse malgré un joli trapio et commettra une vuelta de campana au quite, De Justo exploite bien la noblesse de l’animal, en lui donnant en fin de faena 2 séries de naturelles de la droite, mais échoue à l’estocade avec 10 descabellos.

Au quatrième, le meilleur du lot Jandilla, De Justo ne trouvera pas la solution. Certes, il aura de très belles séries devant ce toro énorme de fixité dans les leurres, mais en outre, il échouera encore à l’épée très en arrière et desprendida qui nécessitera 2 coups de descabello.


Borja Jimenez pensait-il déjà à son encerrona de dimanche ? Les aficionados l’ont trouvé peu motivé, malgré quelques séquences ayant suscité les Olé.

A son premier, qui inflige un batacazo à Tito Sandoval, en prenant le cheval par devant, mais dont le quite par gaoneras de Victor Hernandez montre la toréabilité, la caste du toro et sa tête chercheuse semblent le gêner, sans compter le vent.


Le 5 ème est un Santiago Domecq superbe de présentation, qui va donner un combat très intéressant. Il répète dans les leurres, a une charge vive difficile à templer ce qui provoque des enganchones,


Mais là encore, l’épée entière en haut ne sera pas efficace et nécessitera 2 coups de descabello.

Victor Hernnadez était celui qu’on attendait à Madrid. Son premier toro est protesté comme « becerro » par certains intégristes, alors qu’il est annoncé à 582 kg ! Il s’emploie à la première pique, avnt de montrer un fond de noblesse après les statuaires intiales.

Mais il manque de fond et n’a plus de charge à la 3 ème série. Hernandez conclura par des bernadinas serrées avant une demie épée desprendida et un descabello.

Mais le calvaire de Victor Hernandez va venir avec le 6 ème toro, de Santiago Domecq, dangereux, plein de genio, compliqué. Dès la première passe de cape, il ne suit pas le leurre et bouscule Hernandez avant de l’envoyer en l’air et de le reprendre et de le trainer par la manche de sa chaquetilla pendant de longues secondes. San Isidro devait veiller sur lui car il s’en sort sans blessure!

Pourtant se relevant et ayant quitté sa chaquetilla, Hernandez, impavide va donner à Versado une faena comme s’il ne s’était rien passé: une entame par le haut, de bons derechazos en se croisant un par un. C’est là que s’apprécient le courage et la sérénité !

Le toro semble suivre et pourtant il sera encore bousculé et s’accrochera à la corne avant une belle estocade qui malheureusement ne sera pas concluante et nécessitera 8 coups de descabello.


Au total, une tarde très intéressante qui aura satisfait le lleno d’aficionados présents à Las Ventas.
POUR EN SAVOIR PLUS :
La resena de Georges Marcillac sur toreoyarte.com :
Celle de Thierry Reboul sur tertulias.fr
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