Clavellino, n°35 de Dolores Aguirre, à Orthez, le 26 juillet 2026. ©JYB
Après le remarquable succès de 2025, il était normal que les arènes du Pesqué accueillent de nouveau cette année les Dolores Aguirre pour ce défi ganadero.Très bien présentés, dans le style de la maison, surtout le 5 ème malgré un piton cassé, ils ont eu le comportement traditionnel de l’élevage de manso con casta, sauf peut être le 4, Cigarrero, plus noble et toréable qu’à l’accoutumée.
Cigarrero, donc, sort en premier pour Damian Castano, qui gardera sa montera tout au long de la lidia, suelto à la cape, il prend 3 piques la deuxième et surtout la 3 ème avec alegria, mais montre peu de charge aux banderilles.

Après l’entame par doblones, le toro saute dans les premiers derechazos puis se fixe. Suit une grande série de la main droite qui déclenche la musique.


Après un désarmé, Castano est plus prudent et moins croisé notamment à gauche. Mais il revient pour une bonne série sur la corne droite qui s’avère meilleure.

L’estocade, une demie épée par l’extérieur suivie de 2 descabellos, lui vaudra de légères palmas alors que Cigarrero sera très applaudi.

Francisco Montero voit sortir Burgales, seul cinqueno du lot, avec un piton gauche ébréché, qui a un comportement mansote.

Dès la première pique, Burgales pousse Gabin Rehabi, et le fait chuter contre les planches. A la seconde, le toro s’emploie moins et à la 3 ème rencontre, il pousse de nouveau mais la pique est vite relevée et le quite suit rapidement.

A la faena, Burgales va montrer son comportement typique de manso con casta avec querencia au toril. Après les statuaires d’entame, Montero sera bousculé sur la première série de naturelles et averti à droite. Burgales, qui a du sentido, se colle aux planches où Montero, avec beaucoup d’entrega va le chercher lui donnant des passes à contre querencia, mais sans réussir à le sortir.

L’estocade sera entière, portée avec sincérité bien que tombée et permettra au maestro une vuelta protestée par une partie du public.
Sort en dernier Clavellino, lui aussi bien présenté avec un piton ébréché, mais qui ne permet pas grand chose à Christian Perez, en raison de son comportement compliqué
Il prend une pique poussée et 2 plus légères la dernière étant un simple picotazo.

Après les doblones d’entame, Clavellino l’avertit sur la gauche puis serre sur les derechazos, ce qui conduit Perez à abréger.

L’estocade sera une entière contraire parachevée d’un coup de descabello.
Au total, les Raso de Portillo avaient dominé le défi ganadero, mais les spectateurs avaient vécu des moments intéressants, voire passionnants, et se disaient que cela valait le coup de venir passer à Orthez le dernier dimanche de juillet 2027 !
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