Diego Urdiales en derechazo, face à Gijarrito, n°66 de Domingo Hernandez,dont il va obtenir les deux oreilles, à Logrono, le 22 septembre 2026. ©JYB
On ne peut parler d’une véritable corrida concours, tant on n’a pas senti les diestros prêts à mettre en valeur leurs opposants, à l’exception peut-être d’Urdiales : peu de vraies piques et de nombreux picotazo à la seconde rencontre, par exemple. Quand on se souvient que la tradition réclame 3 piques dans une corrida concours, on est un peu gêné.

Les toros ne semblaient pas avoir été choisis spécialement dans l’optique de l’événement, ce qui pour moi se traduit par un dieserto pour le prix au meilleur toro, même si le jury a désigné Hurracan de La Ventana del Puerto comme vainqueur.


En premier sort un Garcigrande brillamment salué à la cape par Urdiales, piqué regular quoiqu’il pousse, et bien lidié sur sa corne droite, la meilleure, la tentative à gauche étant beaucoup plus prudente et courte. Echec à l’estocade.

L’Alcurrucen qui sort en second est changé pour des raisons peu évidentes (peut-être un train arrière « bloqué » mais il ne semblait pas intoréable ce qui est la condition unique du changement) et remplacé par le numéro 5 de Garcia Jimenez que Talavante ne veut pas voir, et qui ne peut être évalué.

Fabio Jimenez tombe sur l’exemplaire de la Ventana du Puerto, mieux armé, qui remate beaucoup les burladeros.

Le toro met la corne dans les doblones d’entame puis dans les derechazos liés. Mais il connait quelques fléchissements du train avant dans les séries suivantes.

L’entière concluante après pinchazo permettra à Jimenez de couper une oreille.

Urdiales va lidier ensuite un Domingo Hernandez qu’il ne fait pas piquer ; sa faena dans son style classique montrera un toro d’une grande noblesse sur les deux cornes. L’épée trasera et tombée lui permet quand même de couper 2 oreilles.


Avec le sobrero de Domingo Hernandez, Talavante veut sans doute se racheter et torée plus le public que son adversaire, noblissime, qui de plus est parti seul de très loin à la pique : entame à genoux avec pendule, des derechazos cités de loin,une arrucina, des naturelles alternées des deux mains, et des bernadinas avant l’estocade foudroyante après un pinchazo. 1 oreille.

Le 6ème de Carmen Lorenzo, 620 kg, humilie beaucoup et fera une vuelta de campana dans la cape de Jimenez.

Le toro noble s’engagera dans les doblones puis dans les derechazos, menés 1 par 1 mais sans perdre de terrain; malheureusement, la faena ira ensuite a menos. Et l’échec au descabello gâchera une prestation plutôt bonne.
Au total, sauf pour les aficionados qui viennent pour voir les toreros, qui ont plutôt bien travaillé (sauf au 2), une tarde qui, à mes yeux, ne laissera pas beaucoup de traces.
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