Bilbatero, n°42 de Dolores Aguirre, lidié par Sanchez Vara à Céret, le 11 juillet 2026. ©JYB
La deuxième partie de ce desafio ganadero voyait sortir les toros de Dolores Aguirre. D’une présentation encore supérieure à celle des Saltillo vus quelques instants plus tôt, leur comportement restait dans la tradition de l’élevage : mansos mais, cette fois, sans le fond de caste qui permet les grandes tardes. Devant eux, les diestros ont du s’accrocher !
Sanchez Vara voit son toro freiner dans la cape dès les premières véroniques. Il va seul au cheval pour une première pique où il se défend par coups de tête, mais dont il sort suelto. Remis en suerte, il a le même comportement et ne pousse qu’à la seconde pique, sortant suelto à nouveau des 2 suivantes.

Le tercio de banderilles, mené par le maestro est superbe et longuement ovationné. Les doblones d’entame, autoritaires ne convainquent pas Bilbatero qui sur les séries de derechazos suivantes part au planches dès la 3 ème passe.


Même comportement du toro aux séries suivantes, et même si Sanchez Vara s’accroche il doit se résoudre à abréger.

L’estocade, une demi épée tendida et trasera sera suffisante et le salut, logique, sera transformé en vuelta à la demande du public.

D’emblée, Guindoso se révèle compliqué : Damian Castano ne peut lui prendre des véroniques et doit se contenter d’une lidia à la cape pour l’amener au centre.

A la pique, le toro pousse sur une corne, mais sort suelto. Mieux à la seconde il désarçonne J Martin qui aura l’élégance de ne pas chercher à se venger.

A la faena, le toro confirme qu’il est compliqué : après une série de derechazos…

… et une grande série de naturelles, Damian Castano se fait prendre à la série suivante et piétiner par Guindoso. Sans se regarder, il revient à l’assaut en derechazos, avant de prendre l’épée.


A l’épée, un pinchazo hondo précède une entière verticale suivie de 6 coups de descabello, ce qui n’empêchera pas le public d’applaudir le maestro pendant la vuelta récompense de son courage.

Sort alors Clavetuerto, lui aussi de grand trapio et belles armures. Il ne s’engage pas dans la cape de Luis Gerpe et se défend. Il fait illusion à la première pique en poussant fort, mais aux suivantes, même s’il vient de loin et provoque un impact violent, il ne s’engage pas plus.

Le tercio de banderilles est compliqué au point que, sur la gauche aucun harpon ne pourra être piqué car le toro ne démarre pas.

A la faena, dès la deuxième série le toro se couche le long des barrières et Luis Gerpe, vraiment malchanceux au sorteo en ce jour, doit abréger: 2 pinchazos prudents par l’extérieur et le toro se couche définitivement sans avoir pu réellement être jugé.
Il y a eu beaucoup d’émotion tout au long de cette corrida : la feria de Céret commençait sous les meilleurs auspices.
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