Un triomphe, même d’une oreille, à Vic, exige que l’on rende hommage à l’arène: c’est ce que fait Damian Castano à la fin de la lidia du 5ème toro après avoir coupé la seule oreille de la feria. ©JYB
Depuis 1984, aucun lot complet de Miura n’avait foulé le sable des arènes de Vic. La présence des Miura était donc un événement attendu, qui a d’ailleurs amené la meilleure entrée du cycle.
Les toros, bien présentés dans le style de la maison sauf le 3 ème bis, ont eu des comportements variés.Les deux premiers, l’un marqué en haut donc d’origine Gallardo, l’autre en bas, donc d’origine Cabrera, ont fait preuve d’une grande noblesse. Les autres plus compliqués comme c’est de tradition chez Miura ont donné un jeu intéressant.

Le 3 ème a été remplacé pour faiblesse par un Yonnet qui s’est malheureusement vite éteint (trop de chaleur ?)

Pepe Moral ne donne à son premier qu’une faena sans transmission, après des piques carioquées : le toro passait pourtant bien à droite. Mais l’échec viendra de l’épée : sans confiance, Moral prend les extérieurs mais ramène le toro sur lui d’où pinchazos en série et mete y saca.

A son second, toréé sans se croiser et apparemment sans confiance, il échouera encore à l’épée.


Damian Castano est l’homme du jour: son premier est noble mais se défend sur la 3 ème et la 4 ème piques après avoir poussé aux 2 premières. Castano fait partir son toro de loin, pour des séries de derechazos supérieurs. A gauche, c’est moins net mais efficace. La demie épée tombée suivie d’un descabello, limitera la récompense à un salut.





A son second, plus agressif et riche en émotions et qui de surcroit se retourne comme un chat, Castano jouera une partition de provocation du toro et en même temps du public qui fera son effet et lui permettra de couper une oreille, méritée cependant pour sa gestion de l’animal.



Gomez del Pilar n’est pas tombé sur le meilleur lot. Son premier qui devait sortir en 6 mais remplaçait le 3 changé pour faiblesse, n’a pas le type Miura habituel, notamment dans la tête et les cornes. Son combat sera livré avec des meuglements incessants et s’il pousse bien aux 2 piques qu’il subit, sa lidia sera compliquée et sans éclat.


Son second est un Yonnet, n°32, qui se comportera bien à la pique, mais ne se livrera pas à la faena, et sera vite éteint. Comme l’épée est trasera et tombée, Gomez del Pilar n’écoutera que le silence.

POUR UNE RESENA PLUS DETAILLEE :
Le compte-rendu précis de Thierry Reboul sur tertulias.fr
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