Passe changée dans le dos, à genoux de Roca Rey à Soleares, n°173 de Toros de Cortes, à Séville, le 23 avril 2026. ©JYB
Les toros de Victoriano del Rio présentés ce jour à Séville, n’étaient certainement pas les toros pour figuras que l’on est habitué à voir dans les grandes férias. Certes très encastés, mais compliqués, avec du sentido et même une pointe de vice, il fallait « se les payer » !
On saluera donc les efforts des maestros, en particulier ceux de Roca Rey qui a payé dans sa chair sa volonté de dominer son second toro.

A son premier, déjà il est dominateur, mais son toro s’arrête dans la charge, et il perd à l’épée la récompense à laquelle il aurait pu prétendre.


A son second, qu’il va brinder à El Juli, comme un signe de l’influence du Maestro sur son style de toreo dominateur, il va donner une faena toute d’engagement et de volonté face à un adversaire ( pourtant d’une bonne famille dans cette ganaderia), qui chargeait avec sentido et vicieusement. Commencée à genoux par des passes cambiadas alternées avec des derechazos, qui font sonner la musique, suivies de séries liées où le maître s’impose à un toro compliqué et terminée par des circulaires inversées de grand son, c’était un grand Roca Rey qui allait triompher !

Mais à l’estocade, Soleares ne veut pas : Roca Rey entre pourtant droit et pose une entière en place, mais on voit que le toro ne suit pas la muleta et regarde la jambe qu’il va frapper. Et c’est la cornada dramatique par son intensité et sa durée, avec plusieurs voltiges sur les cornes. Heureusement le parte facultativo ne sera pas aussi grave qu’on le craignait. Et la présidence accordera logiquement 2 oreilles méritées au prix du sang.








Quant au reste de la tarde, car « le spectacle continue », Manzanares est passé par là…
Par contre, Zulueta a fait des efforts notamment à son second accueilli à porta gayola (bien que l’infirmerie à ce moment fut indisponible en raison de la blessure de Roca Rey), qui se révèle être aussi compliqué et vicieux que Soleares, et qu’il va lidier et tuer (épée basse) après un extraordinaire travail de Curro Javier aux banderilles et un brindis à son companero.





Le monde du toro est partagé entre la crainte et l’espoir : aujourd’hui ses deux plus grandes figuras sont à l’hôpital !
POUR UNE ANALYSE PLUS DETAILLEE
https://toreoyarte.com/seville/seville-23-avril-2026-deux-oreilles-et-cornada-pour-andres-roca-rey
Commentaires récents