David de Miranda a hombros, à Séville, le 22 avril 2026. ©JYB
David de Miranda est sorti pour la deuxième année consécutive par la Porte du Prince et c’est justice !

Mais c’est grâce à un lot de toros d’El Parralejo, très encasté, mobile et ayant fait preuve de bravoure aux piques. La vuelta de Secretario, n°37, est, elle aussi, parfaitement justifiée.

Bien qu’il ait été mieux à son second, Diego Urdiales n’a pas semblé en phase avec ces toros : ses véroniques nerveuses ne lui ont pas permis de fixer ses adversaires.

A son premier, encasté et fort, qui le domine dans les deux premières séries, il le lidiera bien à partir de la 3 ème série à droite avant d’enchaîner sur de belles naturelles. L’estocade entière mais trasera contrairement à son habitude, car il tue bien normalement, nécessitera 9 coups de descabello !

A son second, sorti rapide et qui saute dans la cape, les véroniques seront encore nerveuses. Mais le toro est bien piqué par Manuel Ruiz Roman Espartaco (2 seules piques qui ne sont pas traseras), et à l’entame par doblones et trincheras il se fixe vite sur la muleta. A la 3 ème série, la musique joue pour une faena très classique ponctuée des olés de la Maestranza. L’épée est entière, contraire et concluante. La grosse pétition d’oreille est refusée par la présidente et Urdiales se contente d’un salut, sans vuelta.

Emilio de Justo, moins bien servi au sorteo, a bien lidié son premier, faisant jouer la musique après une grande série de derechazos, mais son toro va a menos et la dernière série est perturbée par des enganchones qui arrêtent la musique. L’épée en arrière est concluante mais le toro se relève.

Son deuxième pourrait être crédité d’une bonne faena si le toro avait mieux servi, surtout à gauche, à quoi s’ajoutent des signes de faiblesse.

L’estocade est en arrière et tombée.


David de Miranda reçoit son premier par des delantales avant de l’envoyer au cheval où il provoque un batacazo et une voltereta de Fernando Pereira qui tentait de faire le quite.

Secretario pousse encore fort à la deuxième pique. Après les doblones d’entame, la première série de derechazos, courte mais avec ligazon, déclenche la musique.


David de Miranda est « muy quieto » selon mes voisins andalous.

Les naturelles dans la même configuration (série courte avec ligazon) seront applaudies. L’estocade est entière d’effet lent. La présidente sortira les deux oreilles ensemble contrairement à l’habitude.

A son second, un superbe burraco, il est mis en difficulté pendant les véroniques et après 2 piques légères, entame sa faena en statuaires et passe du mépris. Le toro est plus compliqué mais les séries de derechazos liés alternées avec des naturelles amènent la musique et les olés.

Le final en manoletinas serrées est impressionnant avant une estocade entière légèrement desprendida qui limitera la récompense à une oreille, synonyme de Porte du Prince.

Au final une grande tarde avec un grand lot de toros.
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