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Jaceno, n°40 de Victoriano del Rio, chargeant avec ardeur la muleta de Tomas Rufo à Séville le 2 mai 2022. ©JYB

L’empresa Pagès a officialisé les lots de toros retenus à Séville pour la temporada 2023.

Au premier abord, rien de bien nouveau ou de spectaculaire : on retrouve la plupart des élevages retenus en 2022.

Quand même une très grosse surprise Juan Pedro Domecq n’est pas présent, ni au printemps ni à la San Miguel. Cela se comprend aisément, au vu des résultats de Juan Pedro les années précédentes. Malgré les faveurs dont il jouissait auprès de l’empresa, (la famille Domecq fait partie des Maestrantes propriétaires de la Maestranza), marquée par la priorité offerte à Domecq pour le dimanche de Resurreccion, cette éviction, attendue par beaucoup de commentateurs marque un tournant que l’éleveur ne pourra rattraper que par une meilleure sélection de son cheptel et un retour à plus de bravoure. Pour aller plus loin, l’avis d’un contempteur permanent de l’élevage :

Pour le reste, on reverra Victoriano del Rio qui a permis à Rufo d’ouvrir la porte du Prince,

Etrusco, n°54 de Garcigrande lidié à Séville le 4 mai 2022 par El Juli. ©JYB

On reverra aussi Garcigrande qui a permis au Juli de couper 3 oreilles lui aussi malgré le julipié

Ateo, n°86 de Garcia Jimenez, lidié à Séville le 5 mai 2022 par Paco Urena. ©JYB

et Garcia Jimenez malgré un lot plutôt faible le 5 mai, mais sauvé par Morante à la San miguel.

Chacun de ces 3 éleveurs aura droit à 2 cartels, sans doute répartis entre la Primavera et la San Miguel (à confirmer).

Les autres fers annoncés sont ceux de :

Manuel Escribano en naturelle devant l’agressivité de Palmero, n°35 de Miura à Séville le 8 mai 2022. ©JYB

Miura : traditionnel, qui vient de recevoir le prix des Beaux-Arts du gouvernement madrilène, mais il faudra considérer si le cartel du dimanche de clôture sera un unico espada, auquel cas le choix des toros sera sans doute adapté pour le torero et moins dans le style de l’encaste  comme l’an dernier.

Director, n°62 de Victorino Martin, lidié à Séville le 30 avril 2022 par Miguel Angel Perera. ©JYB

Victorino Martin, lui aussi traditionnel depuis plusieurs années qui représente la partie toriste des cartels avec Miura. L’an dernier, Ferrera a coupé des oreilles « populaires » et le lot est sorti plutôt irrégulier.

Jandilla a connu une mauvaise temporada 2022, y compris à Séville, où Morante n’a pas voulu voir le premier de son lot et où des marques de faiblesse ont été enregistrées.

Gracioso, n°54 de Santiago Domecq, lidié à Séville le 27 avril 2022, par José Garrido qui lui coupe 1 oreille. ©JYB

Santiago Domecq est en regain de forme en 2022, (meilleur lot de Bilbao), son retour après une bonne corrida sévillane l’an dernier semble donc normal malgré, parfois, quelques signes de faiblesse.

Daniel Luque, pris par Trailero, n°29 d’El Parralejo, voltige sur les cornes, à Séville, le 28 avril 2022. ©JYB

El Parralejo est la ganaderia qui a attiré beaucoup de regards en 2022. La corrida du 28 avril à Séville est bien sortie, permettant à Luque de franchir la Porte du Prince, et ce résultat s’est confirmé dans d’autres arènes. On attendra donc avec intérêt leur retour.

Bombardito, n°108 de Nunez del Cuvillo, dans la cape d’Andres Roca Rey, à Séville, le 6 mai 2022. ©JYB

Nunez del Cuvillo est, comme Juan Pedro, un élevage qui suscite des doutes après des sorties quelconques en 2022 et les années précédentes. Le succès de Roca Rey le 6 mai, (2 oreilles et bronca majuscule au palco pour avoir refusé la 3 ème), a permis de renouveler le cartel.

Rompe Charcos, n°154 de Alcurrucen, sous le pecho de Diego Urdiales, à Mont-de-Marsan le 24 juillet 2021. ©JYB

Alcurrucen revient à Séville après plusieurs années d’absence : l’encaste Nunez donne souvent des lidias intéressantes et les figuras ont connu avec elle de grands succès, notamment à Madrid.

Valenciano, n°32 de San Pelayo, banderillé par Léa Vicens à Séville le 1 er mai 2022. ©JYB

Pour le rejon, San Pelayo fer « de garantie », plutôt en forme avec des toros mobiles.

2 GRANDES NOUVEAUTES :

Sandiero toro n°11 de La Quinta s’attaquant à la photo d’El Cordobes sur un burladero d’Arles le 3 juillet 2021. ©JYB

La Quinta, fer triomphateur de la temporada 2022, fait son entrée à Séville qui jusqu’alors ne programmait pas de Santa Coloma, uniquement du Domecq (hormis les Miura et Victorino).

Daniel Luque lidiant le toro n°57 d’El Torero, sorti en sobrero 5 ème à Nîmes le 13 septembre 2019. ©JYB

Toros de El Torero fait lui aussi son entrée à Séville. On a peu de références sur la temporada 2022, mais quelques succès notables dans des petites plazas. Au final, remplacer juan Pedro par un fer de la famille est un moindre mal.

Restera à connaître les toreros que l’empresa pages alignera cette année. Comme à Madrid, compte-tenu des exigences des figuras, les places seront sans doute chères !