La surprise des séjours au campo, c’est que le contact avec les professionnels permet de saisir des détails savoureux qui nous échappent depuis les gradins des arènes.
En remarquant sur ce capote de brega les traces qui le maculaient, j’ai demandé au banderillero comment il se faisait que le brossage intense auquel il venait de se livrer n’avait pas fait disparaitre ces marques.
La réponse est simple: ce ne sont pas des taches, mais la trace du frottement des cornes du toro ou de la vache sur le tissu. Autrefois, celui-ci était en soie, mais aujourd’hui, il est en satin mélangé de fibres chimiques, plus solide et aussi léger. Mais le frottement de la corne déclenche sur ce tissu une intense chaleur et c’est elle qui provoque ces marques. Et celles-ci sont quasiment ineffaçables.
C’est sans doute ce qui explique que certains maestros utilisent, dans une temporada au moins une dizaine de capote ! Il se disait même que certaines figuras en changeaient à chaque corrida !
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