Clemente accueille en doblones, la première vache de la tienta, chez Hermanos Sampedro, le 3 février 2026. ©JYB
Malgré le temps exécrable, (alerte rouge pour tempête sur le Sud de l’Espagne et 150 mm de pluie chaque jour !), Clemente n’a pas voulu rater l’occasion de tienter en profitant du groupe réuni par Andalucia Aficion. On connait son sérieux et son engagement, et on en a eu la preuve au cours de cette tienta bénie par le ciel (qui s’est éclairci pendant l’épreuve), ce qui prouve aussi que la chance joue en faveur des courageux.

2 vaches étaient au programme: la première sort avec beaucoup de gaz mais évite les capes ce qui laisse craindre un fond de mansedumbre, et ne se livre pas au cheval, même si elle consent à partir du centre de la placita.

La suite sera un peu meilleure, la vache bien soutenue par Clemente se donnant un peu plus. On verra là l’excellente main gauche du maestro, qui exploitera bien la corne plus agressive de l’animal .


A droite, c’est un peu moins évident et si dans les premières séries, la vache vient bien, dès que Clemente baisse la main, elle se défend ou se réserve.



Le ganadero, très attentif comme il se doit avait l’air content de ce qu’il voyait, mais plutôt sans doute du travail de Clemente qui avait bien mis la vache en valeur, que des qualités de celle-ci, que finalement il ne gardera pas !


A noter que malgré la météo et les conditions de la placita nettement boueuse (voir articles précédents), le maestro avait tenu à adopter un traje corto de belle facture complété par des bottes de grande allure: hommage et remerciement à un ganadero qui lui permet de tienter alors que bien d’autres avaient cédé aux conditions climatiques !

Traditionnellement, une tienta se termine par le compte-rendu du torero à l’éleveur, mais pour celui-ci, son opinion était déjà faite : cette vache partirait à l’abattoir.

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