Marinero, n°54 d’Escolar Gil, lidié à Céret par Sanchez Vara qui obtient une oreille. ©JYB
Réunis en assemblée générale, les membres du Club Taurin de Paris ont apprécié l’excellent bilan de la temporada présenté par leur président Thierry Vignal, dont voici la synthèse.
SITUATION GENERALE :
En Espagne, les nombreux « no hay billetes » et le nombre de plus en plus élevé de retransmissions télévisées montrent que la corrida se porte mieux : c’est sans doute dû en partie par la présence de Morante et Roca Rey, qui attirent le public.
En France, la situation est un peu moins claire : si de bonnes entrées ont été enregistrées dans les principales férias et même dans des plazas plus petites, quelques petites arènes ont éprouvé des difficultés financières qu’exploitent les mairies et les anti taurins. Notons aussi que la plupart des grandes empresas sont en place depuis longtemps et ne semblent plus savoir renouveler leurs cartels (absence de Morante par exemple).
BILAN DES ELEVAGES :
Il ne diffère pas beaucoup de celui établi en 2025, ce qui traduit une sorte de statu quo. Notons que ne sont survolés ici que les élevages sortis en corrida.
Encaste Albaserrada- Saltillo :
L’encaste ne comporte que 3 élevages : Escolar Gil, dans son registre dur, garde son niveau.

Adolfo Martin est en nette remontée après plusieurs années difficiles et une bonne temporada soulignée par la corrida de Madrid du 11 octobre.

Victorino reste sur une bonne saison, mais avec moins de succès malgré, partout, quelques bons toros isolés.
La Quinta a sorti 1 ou 2 toros pour sauver ses courses, sans convaincre partout, mais fait cependant une assez bonne saison.
Encaste Nunez :
Alcurrucen sortait d’une période de marasme et a surtout brillé dans les arènes de 2 ème et 3 ème catégorie, mais cela constitue un progrès.
Encaste Atanasio :
Les ganaderias de la famille Fraile sortent d’une temporada médiocre.

Dolores Aguirre conserve son style propre avec des toros forts, encastés, exigeants, et maintient son cartel (Vic, Céret, Orthez).
Encaste Domecq :

Jandilla sort du lot avec une très bonne saison et a retrouvé un bon niveau.

Victoriano del Rio, une des ganaderias les plus encastées, a paru un peu moins bonne que les saisons précédentes ce qui est d’autant plus visible qu’elle sort principalement dans les grandes férias de 1 ère catégorie ; mais on retiendra un toro exceptionnel : Cantaor à Madrid lidié par Castella.

Juan Pedro Domecq a fait une bonne saison en retrouvant un peu de tempérament et de caste : la ganaderia est en remontada.

Nunez del Cuvillo qui semblait en déclin est mieux sortie que dans le passé.
Les ganaderias issues de la partition de El Torero, (El Torero elle-même et Lagunajanda) qui ont une production beaucoup plus faible, sont plutôt sur une bonne voie.
En retrait :

Santiago Domecq, sans que ce soit catastrophique car il avait habitué à des triomphes, a connu un vrai succès à Séville.

Garcigrande a sorti de mauvais lots à Madrid et Séville et ne confirme pas la confiance que les figuras lui vouent.

Alvaro Nunez (provenant d’un lot de bonnes vaches de Nunez del Cuvillo) n’était pas encore au niveau.
Fuente Ymbro était aussi en dessous des temporadas précédentes.
El Pilar ne s’en sort pas trop mal sans plus.
Encastes propres :
Cuadri a été décevant à Madrid, bien à Villaseca : il aurait mieux valu l’inverse !
Miura a été égal à lui-même avec quelques beaux succès (Puerto de Santa Maria)

Partido de Resina a sorti quelques bons lots en province mais a pétardé à Madrid.
Elevages français :
Margé, leader des élevages français a semblé plus en retrait que les années précédentes.

Pages Mailhan est en progrès et l’a confirmé notamment à Arles pour la féria du Riz et à Mimizan, arènes où 2 toros ont été graciés.
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