Tafilete, n°2 de Raso de Portillo, à Orthez, le 26 juillet 2026. ©JYB
Pour la corrida de sa journée taurine, Orthez avait choisi un défi ganadero entre Raso de Portillo, le plus vieil élevage d’Espagne, et Dolores Aguirre, ganaderia consentida de la ville. Pour ce choix et pour l’aficion de la ville, la CTEM d’Orthez reçoit en ouverture de la tarde le prix des critiques taurins du Sud-Ouest, Gabin Rehabi recevant lui aussi ce prix pour sa prestation de l’an dernier face à Yeguizo.
Un peu surprenants quand on a en mémoire les sorties de ces dernières années, les Raso de Portillo, bien présentés, sans excès d’armures, ont surtout marqué par un comportement inhabituel : beaucoup de noblesse, de la bravoure et au total une toréabilité inattendue.
On peut penser que les maestros, habitués à des combats défensifs devant des toros de cette catégorie aient été surpris et n’aient pas eu la lidia mieux adaptée à leurs adversaires.

En premier sort Tafilete, qui ne s’emploie pas sur la première pique rectifiée, et subit ensuite 2 piques légères vites relevées. La faena de Damian Castano déclenche la musique après de bonnes naturelles, mais ne dure pas.

L’estocade centrée, de 3/4 de lame, provoquera une légère pétition non suivie par la présidence qui permettra au maestro d’effectuer une vuelta.

En 2, sort Termito, lui aussi joliment présenté qui est accueilli par Francisco Montero de 2 farols debout avant qu’il ne l’amène au centre par une lidia où le toro vient bien. Les mises en suerte pour la pique seront bien faites.

A la pique, T Agudo sera applaudi pour ses puyas en place, même si le toro qui a chargé de loin ne s’est pas trop employé.

Montero attaque sa faena par des doblones de belle allure, mais sans gagner au centre. La première série de derechazos est un peu lointaine, mais les suivantes s’améliorent et déclenchent la musique. Suivent des naturelles de grand son très applaudies, car le toro est noble et a de la fixité dans le leurre.
Malgré l’échec à l’estocade, (3 pinchazos par l’extérieur, une demie épée et 3 descabellos), le maestro sera invité à saluer.

Christian Perez affronte ensuite Sagitillo, le seul agé de 5 ans, qui se montre agressif dans la cape et ne permet qu’une lidia vers le centre.

Aux piques, son comportement est le plus brave des 3 Raso de Portillo, il pousse aux 3 rencontres, jusqu’aux planches à la 3 ème.

La faena, entamée par une bonne série de doblones, sera ensuite prudente, parfois sur le voyage, mais avec quelques adornos qui portent sur le public et font jouer la musique.

A l’estocade, un mete y saca plat et trasera sera retiré et la deuxième tentative entière et en place sera meilleure mais nécessitera 3 coups de descabellos !
A l’issue de cette première moitié de la corrida, le public attendait un peu mieux des maestros, surtout devant des toros qui avaient montré une noblesse inhabituelle: il attendait avec d’autant plus d’impatience la sortie des Dolores Aguirre, pour lesquels il s’était déplacé.
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