Fandanguero, n°36 d’El Palmeral, à Orthez, le 26 juillet 2026. ©JYB
Orthez avait choisi de donner une chance à la ganaderia d’El Palmeral qui refaisait à cette occasion son retour en novillada piquée. Le pari a été gagné : les toros de beau trapio, surtout le 3 Fandanguero et le 4 Bolinazos (ce dernier donnant l’impression d’un Dolores Aguirre) ont été braves à la pique et donné du jeu à la muleta, même s’ils demandaient leurs papiers aux novilleros..

En premier sort Zapatero, aux cornes bisco, la droite étant plus développée et visiblement la corne préférentielle du toro. Mario Vilau l’accueille par des véroniques de qualité avant une première pique poussée de la seule corne droite. Les suivantes bien mises en suerte par Vilau seront aussi poussées, même si la dernière se limite à un picotazo.

A la muleta, Mario Vilau après une entame par le haut, donnera une grande série de derechazos liés au milieu d’une faena qui ne laisse pas de grands souvenirs (notamment à gauche où le toro est plus compliqué) malgré la musique qui accompagne sa prestation.


En deux sort Pitito, avec une armure plus régulière et qui montrera moins de fixité dans les leurres que le premier.

Après des piques poussées mais trasera, Salvador Herrero lui donnera une faena qui pèsera peu sur le toro même dans les séries de circulaires inversées qui ne remplacent pas les naturelles aux yeux du public exigeant d’Orthez.


Fandanguero qui sort en 3 a un trapio supérieur. Mario Vilau l’accueille par véroniques avant de l’amener au centre par une lidia applaudie. 2 piques et un picotazo prouvent sa bravoure.

L’entame par doblones et trinchera est superbe et la musique joue dès la première série de derechazos. Le toro est agressif sur les deux cornes et Vilau exploite bien la meilleure corne gauche.


L’estocade sera entière mais trasera et pourtant concluante. Une légère pétition de vuelta au toro s’élèvera des gradins, sans être suivie par la présidence qui accorde l’oreille à Mario Vilau.
Bolinazos qui sort en dernier, outre sa belle présentation, va donner beaucoup de jeu. Accueilli par une larga aux barrières, il s’engage et pousse aux première et troisième pique, et coupe le terrain aux banderilleros.

A la muleta, après les doblones d’entame, les séries de derechazos voient le toro prendre de la fixité malgré ses hachazos en fin de passe. A gauche il est meilleur et Herrero lui sert également des circulaires inversées.

L’estocade entière mais tombée et pulmonaire le privera d’une éventuelle récompense non réclamée par le public qui pensait que le toro méritait plus.
Au total, une bonne novillada qui a surtout valu par les toros encastés, avec un fond de noblesse, que l’on reverra surement l’an prochain et les années suivantes dans d’autres arènes. Les novilleros ont fait ce qu’ils ont pu, et malgré quelques bons passges, ont paru un ton en dessous des toros qui leur étaient opposés.
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